Il sait exactement où trouver dans ses vignes la gesse aphylle, une plante rare, où grimpe le houblon sauvage et où le cercope des prés pond ses œufs. Si vous vous promenez au début de l’été avec le vigneron bio Bruno Martin dans les vignes dominant Gléresse, vous irez de surprise en étonnement et apprendrez à vraiment ouvrir vos yeux.
250 espèces vivent ici
mai 31, 2020«Ce que nous faisons est de la science»
octobre 02, 2019
Sélectionner un cépage résistant aux maladies ne prend que deux ans au pionnier suisse Valentin Blattner. En sortira-t-il une fois un vin? Ça, c’est les vignerons – et l’État – qui décident.
Des vins PIWI chez Coop
septembre 06, 2019
De plus en plus de nouvelles variétés sont cultivées en viticulture biologique. Elles sont particulièrement résistantes et donc peu sensibles aux maladies. En collaboration avec les deux viticulteurs bio de renom Roland Lenz et Bruno Martin, Coop ajoute pour la première fois trois de ces nouveaux cépages à sa gamme de vins. Sylvia Berger, Category Manager Vins, explique pourquoi Coop propose ces trois "Naturtalents" très particuliers aux amateurs de vin.
Concours Vin Bio Suisse: La Cave Caloz au firmament
juillet 03, 2019
Le magazine du vin VINUM organise le «Concours du Vin Bio Suisse » depuis 2014 sous le patronage de Bio Suisse. Le titre de « Vigneron bio suisse 2019 » a été décerné à Sandrine Caloz, qui dirige la Cave Caloz avec ses parents Conrad et Anne-Carole à Miège, dans le Valais.
Philippe Weissbrodt, vigneron bio et pionnier des cépages résistants
mai 31, 2019
Le Neuchâtelois s’est lancé, avant l’heure, dans la culture et la vinification de servignon et autre cabertin. Un ovni au début des années 90. Non sans avoir dû mener une bataille juridique.
Privilégier la qualité plutôt que la quantité – Portrait d’un vigneron passionné
mars 05, 2019
Didier Joris est un vigneron au parcours plutôt atypique. Après avoir travaillé dans la recherche viticole, en tant qu’oenologue et responsable de grands domaines viticoles, il se consacre désormais exclusivement à ses vignes et à son laboratoire d’analyses viticoles à Chamoson VS. «Cette année, j’en suis à mon 43e millésime alors que j’exploite mon laboratoire depuis 1983», renseigne le Valaisan.
Son domaine d’environ trois hectares comprend une vingtaine de parcelles sur lesquelles il produit entre 8000 et 12000 bouteilles en moyenne par année. «Ma production de raisin avoisine seulement les 300 grammes par mètre carré alors que les limites quantitatives de production sont près de quatre fois plus élevées», commente Didier Joris. «Pour moi, c’est le prix de la qualité et cela reflète ce que le sol est en mesure de produire naturellement. Je peux ainsi fortement limiter les intrants. Cette année, j’ai à peine utilisé 1 kilo de cuivre à l’hectare alors que la limite est fixée à 4 kilos», ajoute-t-il.
Sur les coteaux aux sols très calcaires, il cultive principalement les cépages blancs Savagnin – aussi appelé Païen ou Heida –, Chardonnay, Riesling et Diolle. Sur le cône d’alluvions, son vignoble comprend les cépages rouges Syrah, Cabernet franc, Merlot, Cornalin (Rouge du Pays) et Divico ainsi que les blancs Divona et Petite Arvine.
Cette année, Didier Joris recevra sa première certification Bourgeon. «Cela fait déjà treize ans que j’exploite mon vignoble sans intrants de synthèse, mais je n’ai entamé ma reconversion au Bourgeon qu’en 2017», explique-t-il. Dans les vignes bio, le principal problème est la gestion de la flore adventice. Didier Joris profite d’arracher les plantes indésirables sur le rang à chaque passage dans les vignes. De la biodiversité et de la matière organique Didier Joris mise également sur la biodiversité dans ses vignes pour favoriser les auxiliaires en y implantant des buissons, des arbres et des haies.
Didier Joris poursuit la même stratégie à la cave que dans le vignoble, à savoir utiliser un minimum d’intrants et soigner le plus naturellement possible. Il estime également que les vins biologiques sont moins sensibles que les conventionnels et il utilise bien moins de sulfites que ce que permet le cahier des charges de Bio Suisse. Il parvient à renoncer au levurage dans ses vins rouges, alors qu’il s’avère plus difficile de s’en passer dans les blancs. Sa cave construite sur plusieurs étages lui permet aussi de transvaser sans pompe, uniquement par gravitation, ce qui évite de bousculer inutilement le vin.
Pour la commercialisation, Didier Joris peut compter sur une fidèle clientèle qui apprécie la finesse et le caractère de ses vins. On trouve ces derniers sur la carte des tables les plus prestigieuses de Suisse romande et ils se positionnent clairement dans le haut de gamme. Le vigneron de Chamoson écoule l’essentiel de sa production par le biais d’un mailing à ses clients et c’est ainsi qu’il les a informés de sa reconversion et de sa philosophie de travail. Didier Joris organise aussi chaque année une journée portes ouvertes en collaboration avec des artistes qui transforment de manière éphémère ses caves en galerie d’exposition. Et sur ce point, tout le monde s’accorde: produire des bons vins, c’est vraiment tout un art!
Informations supplémentaires: www.didierjoris.ch
Texte: Christian Hirschi (paru dans Bioactualités 1/2019)
Photos: Christian Hirschi / màd
Concours du Vin Bio Suisse 2018: Haute qualité dans toutes les régions
juin 06, 2018
Le Concours du Vin Bio Suisse en est déjà à sa cinquième édition et les prix ont été décernés fin mai à la Giesserei de Zürich-Oerlikon. Roland et Karin Lenz deviennent pour la deuxième fois depuis 2015 le «Meilleur Vigneron Bio Suisse de l'année».
25 ans de Biovalais: «Le Valais est idéal pour l’agriculture biologique»
juin 06, 2018

Dans le Bas-Valais, l’agriculture biologique se développe constamment que ce soit en arboriculture, viticulture, cultures de plantes aromatiques et médicinales ou encore en production ovine et caprine. Les activités sont coordonnées par Biovalais, l’organisation membre de Bio Suisse qui compte une centaine de productrices et producteurs bio et plus de 200 membres sympathisants. Jean-Yves Clavien et la collaboratrice Karine Contat expliquent, ce qui fait la différence en Valais.
Chez Bio Suisse: Reto Müller, vigneron à Leytron VS et président du Groupe spécialisé Vin de Bio Suisse
novembre 13, 2017
Francisca Obrecht à propos du projet Bio-Vision 2020 des Grisons: «Nous voulons une production viti-vinicole durable»
novembre 13, 2017

Marco Casanova, Vigneron Bio de l'année 2017: « Chaque millésime offre du nouveau à découvrir ».
juillet 11, 2017
La viti-viniculture biologique suisse continue de progresser. On le voit à l’augmentation des surfaces de vignes conduites en bio. Cette année, une région spécifique et ses vins sont sous les feux de la rampe: les coteaux du Lac de Walenstadt, dans le canton de St-Gall, et le Vigneron Bio de l'année 2017, Marco Casanova, qui dirige à Walenstadt le domaine viti-vinicole Weingut Casanova WeinPur. Entre les puissantes parois rocheuses des Churfirsten et l’idyllique Lac de Walenstadt, ce vigneron de 49 ans cultive cinq hectares de vignes dans des pentes impressionnantes. Comme il le dit dans l’interview, la biodynamie lui permet d’élaborer des vins aux expressions très personnelles.
Bruno Martin, vigneron bio: «Les cépages résistants sont un progrès important»
juin 08, 2017
Chez Bio-Suisse: Vigneron Bio de l’année», Jean-Denis Perrochet, Domaine de La Maison Carrée
juillet 18, 2016
Photo: Alexandre, Jean-Denis et Christine Perrochet (Photo: VINUM)
Félicitations! Que signifie le titre de «Vigneron Bio de l’année» pour vous personnellement et pour votre domaine?
Nous sommes très heureux d’avoir reçu cette distinction. C’est pour nous tous la confirmation que nous avons pris les bonnes décisions au cours des 30 dernières années. Car la viticulture biodynamique n’est pas une voie facile. Cette distinction montre que cette voie peut très bien mener au succès. Et qui sait, peut-être que cela encouragera l’un ou l’autre vigneron conventionnel à se reconvertir au bio (il rit)!
Dans la viticulture bio, on cultive de plus en plus de cépages résistants aux maladies. Vous continuez avec les cépages traditionnels: Pourquoi?
Nous avons ici des terroirs calcaires qui conviennent bien aux cépages traditionnels comme le Pinot Noir, le Pinot Gris, le Chasselas, le Chardonnay ou le Savagnin Blanc – et cela depuis des générations. Nous sommes donc fortement liés par l’histoire de notre domaine. Nous avons en outre acquis au fil des ans de nombreuses connaissances en viticulture biodynamique qui nous permettent d’élever des vins pleins de finesse. Passer aux cépages résistants n’est pour le moment pas nécessaire pour nous.
Quels sont pour vous les plus grands défis à la vigne?
Il y a beaucoup de travail pour gérer l’enherbement du sol afin que le bas des ceps ait assez de lumière et que cela ne devienne pas trop humide. Nous avons beaucoup de vielles vignes dont les plantes sont toutes tordues. Le risque de les blesser avec les machines modernes est donc important. L’emploi des machines est donc limité et il reste beaucoup de travail à faire à la main. L’oïdium et les autres maladies de la vigne ne sont par contre plus vraiment un problème, nous les avons bien sous contrôle.
Et quels sont les défis dans la vinification?
La vinification biodynamique utilise beaucoup moins de soufre (les sulfites). Le soufre est tout de même autorisé et nécessaire avant la mise en bouteille pour conserver la finesse des arômes typiques de nos vins. La fermentation alcoolique et la fermentation malolactique biologique doivent être surveillées très soigneusement – le contrôle de la température est iciquelque chose de très important.
Comment voyez-vous les perspectives pour le vin bio?
Je pense que l’avenir de la viticulture en particulier et de l’agriculture en général est bio. Si la Suisse avait le courage de se reconvertir totalement au bio aussi bien pour la production que pour l’importation, non seulement cela conviendrait très bien aux structures de notre agriculture, mais cela nous propulserait au rang de modèle pour le monde entier.
En savoir plus sur le site web de Jean-Denis Perrochet...


