Pionnière de la lutte biologique, l’agriculture suisse peut compter sur de précieux alliés à six ou huit pattes dans sa lutte contre les ravageurs de la vigne, des vergers et des grandes cultures. En l’échange du gîte et de quelques attentions, cette micro-faune appelée « auxiliaire » aide à réguler la population d’insectes indésirables et s’avère essentielle pour les producteurs Bourgeons. Petit tour d’horizon de ces petits héros des champs.
Ces cinq auxiliaires sont de précieux ouvriers agricoles
septembre 14, 2020Biotta et Rathgeb optent pour un mode de chauffage respectueux de l’environnement
décembre 03, 2019
Depuis des années, voire des décennies, de nombreuses entreprises cherchent à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire leurs émissions de CO2. Les projets mis en œuvre avec succès en sont la preuve. Notamment dans la bio-industrie, qui se penche quasi quotidiennement sur la question de la durabilité. C’est le cas de Biotta, pionnier suisse du jus de fruits et légumes bio, situé à Tägerwilen dans le canton de Thurgovie. En collaboration avec l’entreprise voisine Rathgeb Bio, qui exploite des serres pour la culture de légumes bio, Biotta a récemment mis en service un système de chauffage à base de copeaux de bois: un projet phare.
Grand Prix Bio Suisse: une brasserie de l’Engadine à l’honneur
décembre 03, 2019
Beaucoup de buveurs de bière ne le savent pas: dans la plupart des bières suisses, seule l’eau provient de Suisse; le houblon et l’orge proviennent quant à eux de l’étranger. Située à Martina dans le canton des Grisons, la Bieraria Tschlin achète les matières premières de ses quatre principaux types de bières en Suisse, et élabore de surcroît des bières bio de qualité Bourgeon en zone de montagne. Les bières aux noms évocateurs de «Tschlin cler», «Tschlin ambra», «Biera engiadinaisa Weizen» et «Alvetern/Edelweiss» sont donc à juste titre présentées comme «100 % suisses» et «100 % bio».
Hanspeter Zaugg de la laiterie Zaugg: «Yogourt doux aux fruits, tout d'ici!»
mai 07, 2019Hanspeter Zaugg est né dans la région du Seeland. Il y est revenu après des années comme conseiller spécialisé pour l’Union fromagère suisse puis comme chef d’une société tessinoise d’importation de fromage. «Pour ne pas laisser en plan la petite laiterie de mon père», dit-il. Le label Seeland semble en tout cas faire partie de son ADN. Pour ce maître-laitier, le lait bio et les fruits bio de la région font partie de la démarche. À cent pourcents.
La Côte, l’autre pays du kiwi
février 04, 2019
C’est d’abord un microclimat, la rivière ayant créé au fil des siècles une mini presqu’île dans le lac. « On doit à cette situation des températures plus douces qu’ailleurs, un risque négligeable de gel et une terre alluviale très fertile », explique Mathias Faeh.
Cet arboriculteur bio passionné a repris en début d’année le Domaine de la Pêcherie, à Allaman, qui produit l’essentiel des kiwis suisses. Un microclimat qui voit prospérer une véritable jungle, des pergolas foisonnantes, qu’il faut tailler avant d’y faire entrer un tracteur. Il s’agit bel et bien de lianes, encore chargées de fruits récemment, dont la récolte s’achève en novembre… Et pourtant, « le kiwi n’est pas un fruit exotique, contrairement à ce qu’on croit », précise Mathias Faeh. Originaire de Chine, dans des régions au climat tempéré, il a besoin d’hivers rigoureux ».Le projet de cultiver des kiwis sur la Côte est né en 1984 ; la production est certifiée bio en 1994. Le domaine de 15 hectares produit quelque 400 tonnes par an de deux variétés (summerkiwi et hayward), soit la quasi totalité des kiwis suisses (80 à 90%). Un chiffre à mettre en relation avec la production mondiale : l’Italie en produit 400 000 tonnes par an, devant la Chine et la Nouvelle-Zélande. Les kiwis bios d’Allaman ne couvrent qu’une part infime de la demande indigène, l’essentiel étant importé. «Nous souhaiterions produire davantage, mais nous sommes à la recherche de terrains adaptés », explique l’arboriculteur.

Pas question pourtant de croquer dans ces « groseilles de Chine », dures comme des cailloux. Les deux variétés ont besoin de temps pour achever leur maturation. « Les consommateurs l’ignorent souvent. Le kiwi est un fruit dit climactérique, comme la banane. Cueilli dur, il va produire de l’éthylène, gaz qui stimule la maturation: on peut le placer en cave et le garder une partie de l’hiver. Ou alors, si l’on entend accélérer son mûrissement, le mettre avec d’autres fruits et surveiller. »
Le mode de culture bio vaut au domaine une biodiversité exceptionnelle. « Très vigoureuses, les plantes doivent être éclaircies et une partie des fleurs éliminées pour obtenir de bons fruits. Facile à cultiver, le kiwi n’est pas sensible aux maladies fongiques, ni apprécié par les insectes ». La seule contrainte tient à l’eau : le verger est alimenté par une station de pompage dans le lac.
Mais au fait, pourquoi ce drôle de nom ? « Avec son look de petite tête poilue, il évoquait l’oiseau emblématique de la Nouvelle-Zélande, que les Maoris nomment kivi-kivi. Un naturaliste l’a rebaptisé kiwi, alors qu’on le connaissait sous le nom de groseille de Chine… » Enfin, et ce n’est pas un mythe, le kiwi est une vraie petite bombe vitaminée, avec sa teneur en vitamine C double de celle des agrumes.
Informations supplémentaires: www.kiwisuisse.ch
Texte: Veronique Zbinden
Photos: m-a-d


